Smilax aspera est la salsepareille, une grimpante de nos régions qui est peu cultivée, alors qu’elle est pleine de talents.
Un air tropical avec la salsepareille
Nous aimons les salsepareilles et celle-ci n’est pas la première que nous vous proposons. Nous espérons aider à réparer cet oubli qui tient Smilax aspera à distance de nos jardins car celle grimpante a vraiment des points forts. Déjà, c’est une grimpante à feuilles persistantes qui ne monte pas trop haut (2 m) et ça, ce n’est pas si courant. Le clone que nous vous proposons ici porte de petites taches argentées sur les feuilles. Surtout, c’est un clone mâle : il fleurit en fin d’été en diffusant une suave odeur de miel. Les butineurs adorent. Il n’y aura en revanche pas de fruit.
Smilax aspera : la salsepareille qui prend son temps
Vous voilà prévenu : la salsepareille est une grimpante qui ne pousse pas vite. Avec elle, vous ne risquez pas de devoir courir après les cisailles comme avec une glycine. Comptez trois ans pour couvrir un support de 2 m de haut. La plante se taille très bien et on peut en faire un écran très dense. Elle s’accroche par vrille et ne salit pas les support comme le lierre. La salsepareille forme quelques rejets au pied, comme une asperge, et s’étend à la base jusqu’à 60 cm de large. Attention, elle s’enracine très profondément et ses tiges sont hyper coriaces, donc plantez-là où vous souhaitez la laisser pour de bon.
La salsepareille, pour schtroumpfer
Smilax aspera est schtroumpfement bien pour schtroumpfer et même les Schtroumpfs s’en nourrissent. Ségolène Royal elle-même revendique la schtroumpfitude. Elle eût d’ailleurs schtroumpfé que vous schtroumpfâssiez.
Notez que pour bouffer de la salsepareille, les Schtroumpfs doivent avoir de bonnes molaires car la plante est coriace. Surtout, ils ont une biologie étonnante. Les mammifères ne possédant pas de cellulase qui dégrade la cellulose en sucres élémentaires, ils doivent forcément posséder un côlon surdimensionné abritant les bactéries symbiotiques qui effectuent cette dégradation (ou alors, ce sont des ruminants). Et comme on le voit chez nombre de mammifères ayant un tel régime alimentaire, ils pratiquent sans doute la coprophagie, qui leur permet de compléter leur bol alimentaire. Mais ça, on ne le voit jamais dans les albums, étonnant, non ?







