Le figuier Terza est une variété compacte donnant des fruits à la saveur de fraise, bien résistante au froid. Et à l’origine inconnue.
La figue Terza, un fruit rond et bronzé
Le fruit de cette variété est effectivement rond (« sphérique », si vous êtes prof de math), porté par une queue courte (mais visible). La peau est fine, acajou côté soleil, vert côté ombre. La chair est du genre fondante et à la texture de confiture, avec des arômes de fraise. Nous avons observé un pic de production vers le 10 septembre, soit après le gros des variétés de figuiers, plutôt centrées sur le 20 août dans notre région.
En région fraîche, ‘Terza’ devrait donc produire plutôt durant la seconde décade de septembre, comme notre variété ‘La Plaine’. Il vaut mieux protéger des oiseaux et des frelons pour récolter cette figue bien mûre.
‘Terza’, figuier peu encombrant
Une des caractéristiques intéressantes de Terza est son port assez réduit. Là où certaines variétés nous embarrassent de pousses démesurées dans l’année, celle-ci reste raisonnable, avec une fructification notable même sur des pieds de petite taille. Ça, c’est un signe encourageant de bon comportement au jardin. Son port est assez droit et on peut en faire un petit arbre, en ne gardant qu’une seule tige.
Une figue pas frileuse
Cette variété proviendrait de Suisse, ce qui semble aussi certain que la météo de Noël prochain. Cette variété offre en tout cas une bonne résistance au froid, que nous avons pu tester un peu malgré nous, mais c’est par expérience qu’on apprend. Donc cette variété n’est pas fragile.
La figue Terza, de la ville de Terza ?
Terza veut juste dire « troisième » (et « tierce ») en italien, ce qui rend cette origine helvétique un peu douteuse. En cuisine italienne on a le primi et le secondi, mais pas le terzi. Nous avons nous-mêmes un (petit) programme de création/sélection de nouvelles variétés de figues ; chaque clone se voit attribuer un numéro qui le suivra jusqu’à la phase finale (destruction ou baptême-multiplication).
Quant à son -supposé- autre nom de ‘Quinta’, cela renvoie à l’univers agricole portugais. Tout cela fait tinter dans notre esprit la clochette du nom bidon du storytelling. Et comme on le répète chez Palmiers et Compagnie, achetez la plante, pas l’étiquette ! Appréciez la plante pour ses qualités intrinsèques plutôt qu’un supposé pedigree.
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