Acnistus australis Medusa est une variante d’un rose profond de ce petit buisson à fleurs pendantes.
Medusa, un Acnistus australis, qui voit la vie en rose
Commençons par de la botanique, tenez. Acnistus australis vous était un nom inconnu ? Figurez-vous qu’il a déjà changé de nom car on devrait maintenant parler d’Eriolarynx australis. C’est un cousin du genre Iochroma, dans lequel il a été classé durant un temps. On est aussi dans l’univers des Cestrum, toutes ces solanacées d’Amérique du Sud qui donnent envie d’aller voir l’été quand il fait gris en janvier chez nous. Oui car ici, « australis » signifie Amérique australe, et non pas Australie : Acnistus australis vient d’Argentine.
Acnistus australis ‘Medusa’ ne vient pas d’Argentine mais de Montauban, puisque c’est une obtention de notre collègue de Fleurs du Sud. Si la forme type est d’un bleu variable, ‘Medusa’ est d’un rose délicat. Le bouton est de couleur framboise et la fleur épanouie est rose pâle. Elle forme de vrais manchons de fleurs, comme pendant aux rameaux. Lorsque la fleur fane, la corolle se détache d’elle-même, à la façon des Brugmansia.
Une rose pour l’été avec Acnistus ‘Medusa’
‘Medusa’ est de croissance rapide, comme tous les Iochroma et plantes de groupe.Si le sécateur ne vient pas sévir sur lui, l’arbuste forme un buisson assez aérien, de 1,5 à 2,5 m de haut et de large. Il pousse d’autant plus vite qu’on lui offre à boire et à manger. Ce n’est plus une plante gourmande, mais un glouton et on reconnaît bien là le tempérament des Brugmansia.
Moyennant ces bons soins, Acnistus ‘Medusa’ fleurit à la fin du mois de juillet. Si la plante a été gardée sous abri l’hiver précédent, elle fleurit aussi au printemps.
Rusticité d’Acnistus australis Medusa
Cette trompette rose appartient à une espèce dont la résistance au froid est bien connue des connaisseurs mais largement sous-estimée ailleurs. En effet, Acnistus australis résiste habituellement à – 7 °C. Mais de souche, la plante repart jusqu’à – 10 °C et même, selon les sources, en dessous de – 12 °C. A ce prix-là, il faut un bon paillis, un pied de mur bien exposé, et une bonne ration d’eau (tous les jours en été) et aussi d’engrais (tous les 15 jours. Bref, c’est la plante à mettre près de la maison et qui reçoit l’eau de rinçage de la salade, en été.
Des fruits… qu’on laisse à d’autre
Après la floraison, Acnistus australis ‘Medusa’ (enfin, Eriolarynx ‘Medusa’, hein) peut former des fruits, de petites sphères jaune qui s’ouvrent à l’équateur à maturité. Il paraît qu’ils sont comestibles. Vue la toxicité de certains cousins (les Brugmansia et daturas), on laisse à d’autres le privilège d’y goûter…





