Cestrum poeppigii, de son vrai nom Cestrum parqui, est un arbuste à la floraison en épis retombants. Il peut se cultiver en pleine terre.
Cestrum poeppigii alias Cestrum parqui, de la fleur en continu
Ce cousin du galant de nuit ressemble beaucoup à son cousin, avec ses fleurs en tube groupées en bouquet au bout de longues tiges. Les deux cousins ont de l’ADN en commun : même vigueur, tiges feuillues mais silhouette aérée montant jusqu’à 1,80 m de haut, floraison jaune. Mais voilà, dans les familles, chacun a son talent et il n’y a pas de raison que les plantes cousines se jalousent (différence notable avec les familles humaines). En effet, Cestrum poeppigii n’a pas le parfum du galant de nuit. Sauf que son talent, à lui, c’est sa floraison. Ce cestrum semble déterminé à fleurir aussi longtemps que la température et la lumière lui permettent. Alors que le galant de nuit, lui, a une saison bien marquée et après l’heure, c’est plus l’heure.
Cestrum poeppigii, une plante assez rustique
Comme tous les Cestrum, Cestrum-poeppigii-alias-Cestrum-parqui offre une certaine résistance au gel. Nous avons vu ressortir la plante du sol après un coup de – 12 °C. Bon, la plane était vivante mais il allait falloir une saison de bons soins pour qu’elle se refasse une santé. Avec un bon paillis, dans un bon site choisi par une bonne jardinière ou un bon jardinier, le réveil printanier sera moins douloureux. Il repart alors de la souche mais il faut patienter pour que la plante pousse et forme ses premiers boutons. En lui épargnant notamment les limaces, aussi avides de la plante que les vendeurs de panneaux solaires le sont de vos économies. Ah, tiens, puisqu’il est question de prédateur, parlons-en.
Cestrum parqui, pas perdu pour tout le monde
En bonne solanacée, ce cestrum a un petit quelque chose qui vous dit qu’il vaut mieux ne pas en manger. Cestrum poeppigii n’est pas la plante la plus toxique qui soit, mais mieux vaut s’assurer que nul animal ne puisse se le mettre dans le gosier. Les limaces le feront bien assez et sans votre consentement. Car les limaces supportent une teneur en alcaloïdes 20 fois supérieure à celle admissible pour un vertébré. Les petites limaces sont d’ailleurs moins sensibles que les grandes et leurs petits trous dans les jeunes pousses seront sans conséquence pour leur petit tube digestif. Comme c’est mignon.
Quand la botanique vous en veut
Il n’y a pas à dire, la blague d’Alphonse Karr (romancier français du XIXème siècle) a du vrai : « la botanique est l’art d’insulter les fleurs en grec et en latin ». Pour toute personne de jardin qui se respecte, (ne parlons pas d’un ministre de l’éducation nationale) Cestrum poeppigii est déjà difficile à mémoriser. Mais il faut savoir que pour les registres botaniques, ce nom de Cestrum poeppigii n’est pas valide. Il correspond en fait à Cestrum latifolium, une espèce tropicale non cultivée. Car notre Cestrum poeppigii est en fait Cestrum parqui, une plante chilienne.






