Schoenoplectus californicus – jonc géant

Schoenoplectus californicus – jonc géant

Mettez du géant dans le jardin avec le totora, le jonc géant du lac Titicaca. Dépaysement garanti mais attention, il faut de l’eau !

18.00

Poids 3.2 kg
Résistance au froid

Intérêt

,

Taille de la plante expédiée

Type de plante

En stock

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Plus d’informations sur Schoenoplectus californicus, le jonc géant

Schoenoplectus californicus, le totora, est un jonc géant que nous avons le grand plaisir de vous proposer. Attention, c’est une plante vraiment XXL !

Totora, le jonc qui voit grand

Schoenoplectus californicus, alias Scirpus californicus, est un scirpe, un type de plantes très proches des joncs. Ce drôle de scirpe nous a époustouflé lorsque nous avons vu cette plante pour la première fois. Imaginez : un jonc dont les tiges atteignent à la base le diamètre d’un poignet ! Ce jonc atteint 3 mètres. En sol favorable, ses tiges sont trapues et remplies d’une moelle.

Le jonc géant et bon à tout

Bien sûr, c’est pour ses qualités ornementales que nous avons choisi de vous faire partager cette plante étonnante. En bord de bassin, elle formera un rideau épais, qui demandera un nettoyage une fois par an des vieilles tiges. De celles-ci, on tire de quoi faire des bateaux, qui font la fierté du peuple Uros sur les rives du lac Titicaca (aujourd’hui, surtout pour le tourisme et les gringos). Ils en faisaient des îles et la plante fournissait aussi une denrée alimentaire au bétail comme aux personnes. Car oui, la moelle abondante de Schoenoplectus californicus est comestible. Sur le plan calorique, cela ne vaut sans doute pas un triple cheeseburger mais sur le plan nutritionnel, c’est sans doute beaucoup plus intéressant…

Le jonc géant, non mais à l’eau, quoi !

Le totora a servi essentiellement à faire des bateaux, impressionnants par leur aspect massif (et leur poids, aussi, surtout après plusieurs semaines passées à flot). Mais ce sont des bateaux 100 % biodégradables, et fabriqués à partir d’une ressource qui n’encourage pas la déforestation. Au contact de l’eau de mer, le totora garde ses propriétés mécaniques pendant plusieurs mois, largement de quoi effectuer de grands trajets ou une saison de pêche…

bateau en jonc gant, totora

Bateau sur le lac Titicaca fabriqué avec du jonc géant, totora. Photo : F. Delventhal.

Cette fabuleuse plante garde une part de mystère. Car elle aurait pu servir, mieux peut-être que certains bois, à fabriquer des embarcations pouvant prendre la mer au long cours et emporter des humains coloniser d’autres continents. Ainsi Thor Heyerdahl, à qui l’on doit la fameuse expédition du Kon Tiki, se servir d’un bateau en totora pour rallier le Maroc à l’île de la Barbade, en 1970 (soit 23 ans après l’expédition du Kon Tiki), prouvant que cette plante pouvait servir à traverser des océans entiers. Comme on trouve le totora sur l’île de Pâques, Thor Heyerdahl suggéra que la plante y avait été apportée par des colons d’origine péruvienne venus grâce à ce jonc géant. Il a toutefois été prouvé à l’aide d’analyses moléculaires que le jonc géant de l’île de Pâques y est présent depuis au moins 30 000 ans. Ce n’est donc pas à dos de jonc géant que l’île de Pâque a vu arriver ses premiers colons.

Récolte de jonc géant, totora, sur le lac Titicaca.

Récolte de jonc géant, totora, sur le lac Titicaca. Photo : Murray Foubister

Le totora : un jonc géant au jardin

Comme toutes les plantes géantes comme la prêle géante ou le grand pétasite, Schoenoplectus californicus n’est pas fait pour les petits espaces, ni pour les terres pauvres, ni pour les endroits secs.

Résistance au froid de Schoenoplectus californicus

La souche du jonc géant que nous vous proposons ici provient d’une station d’altitude (1 400 m) en Californie, cette plante poussant jusque dans des états assez froids des USA (elle s’aventure sous les tropiques jusqu’à Hawaï, l’Équateur et le Guatemala). La localité d’origine de cette plante connaît régulièrement des épisodes en dessous de -10°C et peut subir la neige pendant plusieurs jours.

Pas en liberté

Évitez enfin de la planter à proximité d’aires humides sauvages. La plante n’est pas répertoriée comme invasive mais rien ne garantit qu’elle ne pourrait pas s’y ressemer, à proximité (disons, moins d’un kilomètre). Nous n’aimerions pas que sur notre tombe, figure une mention du genre “ci gît le salopard qui nous a refilé la plante qui a envahi nos marais”.

 

Attention : compte tenu de ses dimensions, la plante sera recoupée pour entrer dans le carton, les tiges se pliant dès qu’on les courbe un peu trop. Tout repartira de la souche, épaisse et qui déforme souvent le pot…

 

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Comment cultiver Schoenoplectus californicus, le totora

Taille adulte : jusqu’à 3 m en hauteur, forme une touffe pouvant atteindre… hem… plus de 100 m de large car colonise de larges aires.

Exposition : plein soleil

Sol : riche, détrempé en permanence.

Plantation : d’avril à septembre pour une bonne installation.

Adore… la boue, les fosses d’aisance, les lieux pas très ragoûtants. Sans doute excellente en phytoépuration, filtrage et pour les piscines naturelles.

Déteste… la sécheresse. Il suffit que la motte commence à sécher pour que la plante se ratatine (on peut la rattraper si cela ne dure pas). N’aime pas les petits pots, que son rhizome puissant déforme en quelques semaines.

Le truc pour le réussir : offrez-lui un emplacement humide et riche, en bordure de bassin. La plante supporte les emplacements où le sol sèche en surface mais reste très humide à faible profondeur, comme les marais et les bords de bassins naturels. En pot, laissez la plante sous 5 cm d’eau, et apportez un engrais régulièrement. Attendez-vous à ce que le pot soit plein en moins d’une saison.

Espacement : 1,50 m