Sabal mexicana, le palmetto du Mexique, est un grand Sabal, par son tronc pouvant atteindre plusieurs mètres. Parfait pour fêter notre 800ème : c’est en effet la 800ème référence que nous ajoutons à notre catalogue. On l’appelle encore parfois Sabal guatemalensis.
Sabal mexicana, chapeau l’artiste !
Le palmetto du Mexique forme de grandes feuilles en éventail, sans le moindre piquant (en bon Sabal). On en fait des chapeaux, d’où un surnom local, « palma de sombrero ». On en tirait pas mal d’autres usages, à tel point que dans certaines aires, il a été tout simplement exterminé. Mais nous pensons plutôt que vous le cultiverez pour ses vertus décoratives, car dans un décor exotique, il vaut le coup dès son plus jeune âge.
Lorsqu’il atteint la maturité, Sabal mexicana forme un stipe impressionnant, de plus de 10 m de haut. Ce n’est pas pour demain chez nous. Les feuilles sont élégamment courbées et résistent très bien au vent. Du moins chez les sujets adultes car les petits, normalement moins exposés, ont des feuilles plus classiques, en éventail.
Un croisillon sur le tronc
Contrairement à d’autres Sabal dont les palmes tombent complètement avec l’âge, celui-ci garde les bases attachées au stipe pendant de longues années, la feuille se cassant au niveau du pétiole. La base de la feuille se fend en deux et l’accumulation de ces restes de vieilles feuilles forme une sorte de croisillon étonnant. On retrouve ce phénomène chez d’autres palmiers.
Rusticité de Sabal mexicana
Ce sabal du Mexique étonne. Car malgré son origine, pas seulement mexicaine mais aussi sud-américaine, il tient bien au froid. Nos plants ont enduré – 9 °C sous tunnel, sans le moindre symptôme. Adulte, ce palmier atteint sa limite à – 13 °C. Avec un tel palmarès, il est étonnant qu’il ne soit pas plus fréquent mais la graine n’est pas facile à dénicher.
Rustique, mais pas rapide
Il est rare que la nature nous comble d’une plante ayant toutes les qualités. Et si Sabal mexicana se montre rustique, il faudra, de votre côté, que vous soyez patient. Car c’est une plante vraiment lente. Imaginez que nous mettons au commerce des plants qui doivent être dans leur 6ème année, et la formation d’un tronc n’est pas à l’ordre du jour avant une dizaine d’années, au mieux. Le jeune Sabal mexicana est paresseux. Pour une fois, ce n’est pas une généralisation outrancière.
Cette indolence n’est qu’apparente. Sabal mexicana commence par former un saxophone, ce pré-tronc courbé, avant de pousser en hauteur. Et ce saxophone, cela prend du temps à former, ce n’est pas de la flûte (ahah, impayables ces pépiniéristes).
(Bon, il y a pire : Sabal uresana, tellement lent que nous avons préféré jeter les plants plutôt que d’attendre d’obtenir des plants décents. C’était comme attendre la proclamation de la paix dans le monde…)
Un sol profond pour le palmetto du Mexique
Comme il forme son saxophone, Sabal mexicana a besoin d’un sol qui ne soit pas dur. Les cailloux, il ne sait pas ce que c’est, dans son milieu d’origine plutôt constitué de sols tendres. Les sabals aiment bien s’enraciner au loin. En contrepartie, Sabal mexicana est résistant à la sécheresse et ne craint pas l’humidité. Les nôtres ont d’ailleurs appris l’apnée pendant plusieurs jours, suite à l’inondation de 2026. En plus d’un bon sol, ce Sabal aime la chaleur et le soleil. Ce n’est pas une plante de lisière, comme d’autres de sa région. En région fraîche, avec des arrière-saisons qui se refroidissent vite, et en plus pas trop de lumière, ne comptez pas sur la rusticité qu’on vous a promise.



