Equisetum hyemale – prêle du Japon- prêle d’hiver

Equisetum hyemale – prêle du Japon- prêle d’hiver

Avec la prêle du Japon, mettez du graphisme et de la verticalité. Equisetum hyemale, la prêle d’hiver, est facile, rustique, et design !

 

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Equisetum hyemale, la prêle d’hiver, ou prêle du Japon, ou encore prêle de l’Himalaya, est une grande prêle, immanquable par ses tiges verticales et vertes, super graphiques. La prêle géante, la véritable prêle géante, est une autre espèce.

De la verticalité pour la prêle d’hiver

Equisetum hyemale est facile à reconnaître avec ses grandes tiges parfaitement droites, pouvant atteindre 1,80 m dans de bonnes conditions. Les tiges de la prêle du Japon naissent en faisceaux, comme si elles avaient été bien rangées. Elles sont d’un vert vif à sombre (plus foncées au soleil et au sec), avec des anneaux noirs joliment disposés. Les tiges durent plusieurs années. Les nouvelles apparaissent en mars-avril chez nous, ce qui est le bon moment pour nettoyer un peu les plus vieilles tiges, à couper à ras. On peut aussi ratiboiser la touffe de prêle d’hiver, si on est un adepte du “jardin clean”. C’est même une bonne solution, à notre avis. L’entretien de la prêle est ainsi plus facile : cinq minutes, on appuie sur le bouton reset et la plante sera toujours jolie, tous les ans !

Pas trop sec pour Equisetum hyemale

C’est un sol assez frais qu’aime cette plante, même si elle peut supporter des passages plus secs en été. Elle peut même pousser à demeure les pieds dans l’eau. En pot, laissez un filet d’eau en permanence dans la soucoupe. Même en hiver, elle ne craint pas de rester en sol détrempé.

Une prêle pour tous les styles

Il y a peu de jardins où la prêle d’hiver n’aurait pas d’utilité décorative. Évidemment, c’est au bord d’un bassin que cette plante a sa place naturelle. Mais il ne faut pas se limiter à cette utilisation de la prêle d’hiver. Le rideau de tiges vertes de la prêle d’hiver sert à délimiter sans cloisonner, à souligner, à épurer. Elle trouve place dans tous les environnements “minéraux” : pierre, béton, etc. Même dans un jardin sec, basé sur des cactées, peut s’alléger avec une touffe de prêle (cultivée dans une poche humide), créant un contraste étonnant.

La prêle du Japon, pour les bouquets

Ses tiges fraîches ou sèches sont très appréciées en bouquetterie, pour les compositions ou l’ikebana. C’est même une plante indispensable pour les compositions florales, comme les phormiums. En Allemagne, on la surnomme herbe aux serpents, à cause des anneaux présents sur la tige de la prêle d’hiver.

 

Pour la petite histoire

Les prêles sont riches en silice et d’ailleurs, Equisetum hyemale peut très bien servir à confectionner un purin (une macération prolongée) qui servira à lutter contre les maladies telles que l’oïdium. Cette richesse en silice pourrait être une adaptation à des temps anciens, lorsqu’au Carbonifère, l’atmosphère était plus riche en oxygène et que le risque d’incendie était plus élevé. La silice, peu combustible, aurait constitué une bonne parade pour limiter le risque face à ce danger.

Une histoire japonaise (imaginaire, on est au pays des mangas) raconte ainsi l’histoire d’un facteur qui se plaignait de ses sandales, qui s’usaient trop vite. Il s’en fit avec des tiges de prêles, et ces sandales étaient solides. Mais elles étaient si solides qu’elles lui usaient les pieds, tant et si bien qu’à la fin de la journée, le facteur n’avait plus de pieds et finalement, il n’en restait plus que la tête. Il finit par dormir dans sa sacoche à courrier !

 

Invincible contre les champignons, ou presque

Equisetum hyemale fournit un excellent matériau pour confectionner un purin de prêle (100 g de tiges fraîches coupées mises à tremper pendant 5 à 10 jours dans de l’eau fraîche, en remuant tous les jours). La silice contenue dans les tiges joue le rôle de fongistatique, c’est-à-dire qui limite le développement des champignons des parties aériennes chez les plantes cultivées.

Est-ce alors une plante qui tue les champignons ? Hé bien, pas tout à fait. La prêle d’hiver a “son” champignon, Stamnaria americana. Il forme des pustules orange. Rassurez-vous, vous ne rencontrerez jamais dans le jardin car c’est un champignon rare et qui ne se croise que dans des environnements très sauvages. Ce n’est pas lui qui va vous enquiquiner. D’ailleurs, pas grand-chose ne va vous enquiquiner chez les prêles, à part les prêles elles-mêmes si elles prennent trop d’ampleur.

Pas d’ennemis pour la prêle d’hiver

Et si on y réfléchit, c’est tout de même surprenant ça, qu’il y ait si peu de parasites chez les prêles. Sur elles, pas de cochenilles, pas d’oïdium. Tout au plus quelques rares insectes spécialisés dans les prêles. Cette si faible interaction entre insectes et prêles est un fait tout à fait étonnant. Pensez, voilà 300 millions d’années que ces plantes sont présentes sur Terre. Et en tout ce temps, bien peu d’insectes se sont spécialisés dans les prêles. C’est vraiment qu’elles ne doivent pas avoir d’intérêt nutritionnel !

 

La médecine et Equisetum hyemale, c’est pas ça

Et en parlant d’intérêt de la prêle d’hiver, notons qu’elle n’a pas d’utilité en phytothérapie (la médecine par les plantes). La prêle d’hiver est toxique si on a la drôle d’idée de l’ingérer. Car pour cela, il faut être motivé. Equisetum hyemale contient de la palustrine (on en trouve aussi dans les feuilles de cannabis), un alcaloïde. D’autres prêles servent en pharmacie mais pas celle-là.

 

Note botanique à propos de la prêle d’hiver

Oh ! La pauvre plante que voilà, maltraitée par la nomenclature et le peu de connaissances botanique en général chez les professionnels.

D’abord, d’Equisetum japonicum (ou Equisetum japonica), il n’a jamais été question. Ce n’est pas une prêle du Japon. Dans la nature, cette plante pousse dans la province chinoise du Heilongjiang et la partie de la Russie mitoyenne de la Chine, plus spécialement dans le bassin de la rivière Amour (Heilong en chinois). Elle est aussi présente en Amérique du Nord, du Canada jusqu’au Guatemala en passant par le Mexique.

Equisetum hyemale se dissocie en deux sous-espèces, une petite (Equisetum hyemale subsp. hyemale) et une grande (Equisetum hyemale subsp. affine). C’est cette dernière qui est employée pour ses vertus décoratives. Ce n’est pourtant pas compliqué. Mais allez savoir pourquoi, on a affublé cette prêle d’hiver d’une palanquée de noms fantaisistes comme Equisetum camtschatcense (la prêle du Kamchatka) ou Equisetum ramosissimum subsp. japonicum. Problème : ces noms n’ont jamais existé dans la littérature botanique. Trop compliqué pour certains, qui préfèrent inventer un nom de toute pièce. La prêle du Japon, Equisetum japonicum, était née. Quand on voit toute cette confusion, on se dit que hyemale à la tête.

 

Attention : les tiges ne pouvant se plier, la plante est susceptible d’être retaillée avant expédition, selon la saison !

 

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Comment cultiver Equisetum hyemale, la prêle d’hiver, ou prêle du Japon

Taille adulte : 1,50 m à 1,80 m, de 1 m à 1,50 m en pot. En largeur, peut s’étendre sur plusieurs mètres si le sol est humide.

Exposition : soleil ou mi-ombre. À l’ombre, elle est plus fragile face aux courants d’air.

Sol : tout sol lui convient, même très calcaire. Mais il ne faut pas qu’il soit trop sec.

Plantation : possible toute l’année.

Adore… les sols détrempés t argileux, où elle fait souche et prolifère.

Déteste… les sols sableux et secs. Là, on combine toutes les combinaisons qui ne lui vont pas.

Le truc pour la réussir : plantez Equisetum hyemale dans une terre décompactée, quitte à ajouter un peu de terreau pour plantation. Apportez un engrais en terre pauvre. Lorsque la plante est installée, elle n’a pas besoin d’engrais. Coupez les vieilles tiges chaque année en mars ou avril.

Espacement : 60 cm (pour constituer un petit rideau ou entourer une pièce d’eau).

 

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