Bolusanthus speciosus, la glycine arbre (et non pas glycine en arbre) est un petit arbre africain aux airs de glycine géante.
Bolusanthus speciosus : la glycine arbre plus grosse qu’une glycine en arbre
Lorsque l’on compare les fleurs de Bolusanthus speciosus avec celles des vraies glycines Wisteria), la ressemblance est frappante ; Mais le port de la plante est très différent. Bolusanthus speciosus forme un arbre qui peut atteindre 10 m de haut. Ça, c’est dans son aire naturelle, l’Afrique Australe. Car la résistance au froid de la plante va limiter son développement. Bolusanthus speciosus ne grimpe pas. Avec cette plante, il n’y a pas de sarments qui s’enroulent en tous sens, mais les jeunes plantes ont quand même des tiges souples.
Bolusanthus speciosus l’aime chaud, chaud, chaud
La glycine arbre raffole des situations brûlantes, et même la chaleur radiative, cette chaleur que renvoient les murs en plein soleil, en été. Peu de plantes à grand développement apprécient les situations où elles se sentent comme sur un grill. A Bolusanthus speciosus, ça ne pose pas trop de problème, pourvu que la plante soit un peu arrosée au début pour s’installer, bien sûr. Autant dire que ce n’est pas une plante pour les régions situées à 50 km de côtes dans les plaines normandes !
Rusticité de Bolusanthus speciosus
Comme pour toute plante qui fait petit à petit son entrée en culture, ses limites réelles ne sont pas connues. La plante résiste à de petits gels, c’est sûr, puisque nous l’avons expérimenté. – 5°C, avec une protection légère, sont assurés. Mais tout dépend de la situation de la plante, de son âge et du gel lui-même (intensité, durée). Il faut protéger la plante durant les premiers hivers, même en région pas trop froide, ça c’est certain. Lorsque le bois épaissit – et c’est une plante à la tige épaisse puisqu’elle fait un tronc- ça s’améliore. Il faudra continuer de protéger la plante pour lui épargner les froids importants. Sachant que Bolusanthus speciosus supporte bien mieux un froid intense mais court que modéré et prolongé. Bref, dans une situation chaude en ville, c’est clairement une plante à tenter.
Une plante pour le changement climatique
On ne peut pas dire que Bolusanthus speciosus soit un petit arbre qui résiste à tout. Mais ses qualités, comme la résistance à la chaleur et à la sécheresse, sa tolérance aux mauvais sols (même calcaires ou argileux) et la formation d’une souche en font une plante plus résiliente qu’il n’y paraît. Une bonne plante pour le changement climatique, mais au sud.





