Vasconcellea quercifolia, le papayer de montagne, est plus exactement le papayer à feuilles de chênes. C’est une espèce fruitière exotique mais plus rustique que la papaye classique.
Vasconcellea quercifolia, un papayer qui se fait chêne
Lorsque Vasconcellea quercifolia n’est pas en fruit, on peine à savoir de quelle plante il s’agit. Le look de la plante est très exotique, avec ses grosses feuilles découpées comme certains chênes (exotiques eux aussi). Ce papayer d’Amérique du Sud vient de régions qui endurent une sécheresse saisonnière, d’où le tronc un peu charnu de Vasconcellea quercifolia. La forme des feuilles est assez variable. Bien que ce soit un arbre dans la nature, qui peut même devenir d’une taille impressionnante, ne comptez pas sur un développement de plus de quelques mètres chez nous. Attention, c’est un papayer à feuilles caduques. Lorsque les conditions ne lui conviennent pas, Vasconcellea quercifolia ne tergiverse pas et se met à poil.
De petites papayes pour Vasconcellea quercifolia
Les papayes de Vasconcellea quercifolia ne sont pas énormes, entre 3 et 10 cm de long selon l’âge, les conditions, etc. Leur chair ressemble bien à celle de la papaye du commerce, avec une saveur plus prononcée selon les sujets. Le feuillage est variable, le fruit est variable, sa saveur est variable. Son nom aussi, d’ailleurs, puisqu’avant, on l’appelait Carica quercifolia.
Vasconcellea quercifolia, une plante carnivore en quelque sorte
Le latex blanc des feuilles, comme chez tous les papayers, contient des enzymes qui digèrent certaines protéines. On peut s’en servir pour attendrir la viande (en papillote) mais dans une routine beauté matinale, vous allez avoir une surprise.
Un genre pas déconstruit, les papayers
Comme les formes non horticoles du papayer classique, Vasconcellea quercifolia est généralement dioïque. Il faut des plants des deux sexes pour récolter. Pour décorer ce n’est pas un souci, pour déguster c’est primordial.
Rusticité du papayer de montagne
Première et bonne nouvelle, Vasconcellea quercifolia n’est pas aussi fragile que Carica papaya, désespérément capricieux. On pourrait dire que Vasconcellea quercifolia en est la version Jean Lasalle, d’altitude, un peu plus bourrue et rustique, mais solide (comment ça, on exagère à propos de Jean Lasalle ?). Offrez-lui le plein soleil et un bon sol (au papayer, pas à Jean Lasalle, il ne boit que du vin rouge), car ce n’est pas une plante de milieu désertique, mais de montagne, même si c’est moins arrosé en été. La plante peut endurer de petites gelées jusqu’à – 3 °C, voire un peu moins si le sol est sec (Jean Lasalle est plus rustique). Mais ce n’est pas un « go » pour le coller en pleine terre dans la Beauce ! En serre froide ou sous tunnel, doublé d’une bonne protection, Vasconcellea quercifolia sera plus raisonnable.
Puis-je avoir un couple ?
P’têt bien que oui, p’têt bien que non : avec deux plants vous avez 50 % de chance d’avoir un couple, 75 % avec trois plantes, etc. Mais nous ne pouvons pas deviner le sexe des plants avant qu’ils ne fleurissent. Il semble que certaines personnes pensent que chez les plantes, il suffit de regarder sous la feuille pour savoir si c’est un monsieur ou une dame. Une révision de science naturelle s’impose. Ceci dit, certains plants portent les deux sexes. Là aussi, impossible de le savoir lorsque les plants sont jeunes.






