Saccharum x sinense, la canne à sucre de Chine, est parfois simplement appelée canne de Chine, mais cela prête à confusion. Une vraie canne à sucre, mais pas comme celle que vous connaissez.
Saccharum x sinense, une canne à sucre avec un twist
Vous voyez la canne à sucre ? Hé bien Saccharum x sinense c’est pareil, mais avec des tiges plus fines, plutôt de 3 à 4 cm de diamètre au maximum. Des tiges plus menues mais en échange, une vigueur et une résistance bien supérieure à la canne à sucre classique. Si vous n’avez jamais vu de canne à sucre, la différence ne vous sautera pas aux yeux. Disons qu’en plus d’avoir des tiges un peu plus minces, Saccharum x sinense a des feuilles un peu plus étroites que la vraie canne à sucre, et plus abondantes. Comme la vraie canne à sucre, il ne faut pas s’amuser à en caresser le bord car ça coupe.
Pas une petite canne, la canne à sucre de Chine
Par rapport à la canne à sucre classique, Saccharum x sinense est du genre coriace, car s’adaptant facilement aux conditions difficiles. La sécheresse ,ce n’est pas son truc. Pour le reste, la plante s’accommode de ce qu’on lui offre. Nous avons même dû reculer, en pleine terre dans une serre, devant sa vigueur car elle peut vraiment dépasser 3 à 4 m. En pot, elle atteindra facilement 2,50 m de haut. En revanche, ses tiges seront de plus petit diamètre. Si vous voulez du sucre, il faut que la canne ait elle-même de quoi carburer.
Quel sucre de canne avec la canne à sucre de Chine ?
N’imaginez pas mâchonner les tiges de Saccharum x sinense car si elle est coriace, c’est au propre comme au figuré. Ses tiges sont dures et il faut un peu d’ingéniosité pour extraire le jus mais le web regorge d’astuces pour en extraire le sucre.
Cette forme contient toutefois moins de sucre que les variétés industrielles. Elle est plus vigoureuse et plus solide, alors ça se paye quelque part… Cela reste une des cultures les plus productives en terme de calories finales (consommables) par unité de surface.
Saccharum x sinense, une canne à sucre plus résistante au froid
On ne va pas vous promettre une canne à sucre qui pousserait en pleine terre et qui va ruiner le betteravier (par ailleurs très soucieux de ses intérêts, puisque c’est la deuxième production agricole la plus rentable, car tous ne sont pas à plaindre). Toutefois cette souche peut résister à des gelées blanches, moyennant une protection de la souche. Cela dit, le taux de sucre est maximal sur les tiges atteignant leur deuxième année (juste avant la floraison). Donc si la plante repart de souche chaque année, elle ne va pas produire beaucoup de sucre. Ne vous y trompez pas : ce n’est pas un miscanthus qui fait du sucre, c’est une canne à sucre qui est moins chochotte que les autres !
Un hybride pas si connu
Chez les cannes à sucres aussi, les histoires de famille sont compliquées. Car Saccharum x sinense est le fruit d’amours passées entre la vraie canne à sucre et une canne sauvageonne, Saccharum spontaneum. Dans la littérature botanique, on trouve aussi le nom de Saccharum × barberi pour cet hybride d’origine confuse.
Et profitons-en pour glisser une confession : nous avons diffusé pendant plusieurs années cette plante sous le nom de Saccharum officinale. Nous pensions depuis des années avoir une souche particulière de canne à sucre officinale (la canne à sucre classique). C’était bien le cas, sauf que c’était un hybride et qu’il nous a fallu du temps pour réussir à mettre un nom dessus.
ATTENTION : la plante prenant un grand développement, y compris dans nos serres, celle-ci est susceptible d’être recoupée avant expédition. C’est nécessaire afin que la plante rentre dans le carton et vous arrive sans dommage, car les tiges de canne à sucre ne supportent pas la courbure…
Comment cultiver la canne à sucre de Chine, Saccharum x sinense
Taille adulte 3 à 4 m et même plus, mais se limite souvent à 2,50 m en pot. Si ça repart de souche, 1,50 m maximum.
Exposition : Plein soleil dans tous les cas.
Sol : riche et frais. L’été, supporte une terre même très humide.
Plantation : possible toute l’année pour une culture en pot (et hivernée sous abri)
Adore… Les arrosages autant que les apports d’engrais. Il n’y en aura jamais trop.
Déteste… Patienter longtemps dans un petit pot, où elle forme des tiges malingres et reste petite. Mais elle résiste, vous ne la tuerez pas comme cela !
Le truc pour le réussir installez le plant dans un pot assez large, en commençant par exemple avec un pot de 7 l environ, puis 15 litres et environ 45 litres la troisième année, pour obtenir un grand développement. En pleine terre, attention à la protection au froid (en extérieur) ou à la hauteur du toit (en serre !).
Espacement 80 cm.





