Eucalyptus kochii subsp. borealis – mallee à huile

Eucalyptus kochii subsp. borealis – mallee à huile

Végétalisez les endroits les plus secs avec Eucalyptus kochii subsp. borealis, le mallee à huile. Un arbre qui s’arrose tout seul !

 

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Eucalyptus kochii, le mallee à huile, est un petit eucalyptus, à feuilles très odorantes.

Petite taille et feuillage parfumé pour Eucalyptus kochii

Cet eucalyptus à huile est un arbre qui pousse avec plusieurs troncs, donc un mallee. Les Australiens font la différence entre les eucalyptus à tronc unique, poussant haut (les vrais eucalyptus, pour eux), et ceux qui poussent plus bas. Ceux-là sont les mallee. Ils forment ce qu’on appelle une cépée, un ensemble de plusieurs troncs, très variable selon les sujets et la taille qu’on leur prodigue. L’écorce des mallee est souvent brune ou grise.

Revenons donc à Eucalyptus kochii. La taille de cet eucalyptus est variable. Il pousse plutôt comme un gros arbuste, avec une taille de l’ordre de 6 à 8 m (dans la nature, il peut être de taille plus variable encore). Comme il s’agit ici de la forme d’altitude (Eucalyptus kochii subsp. borealis), il faut imaginer une taille qui ne dépassera pas 8 m.

Comme on l’a dit, il forme généralement à plusieurs tiges. Son feuillage est d’un très beau bleu-vert. Sa couronne est érigée, arrondie, en un houppier. Il a une écorce rugueuse de couleur gris-brun : grise sur les vieilles branches et le tronc, rose-crème sur les branches plus jeunes. Les fleurs, vertes et blanches mais de petite taille, apparaissent du milieu du printemps à la fin de l’été. Ce ne sont clairement pas ces dernières qui en font l’attrait.

De bonnes résistances pour Eucalyptus kochii subsp. borealis

Cet eucalyptus préfère un sol sableux léger, donc un sol bien drainé, et le plein soleil. Plus qu’une terre légère, il a besoin d’un sol profond, surtout si vous le cultivez dans un endroit sec, très sec (vous verrez plus loin pourquoi). Sa résistante à la sécheresse est quasi désertique. Quant au gel, il ne le craint pas et affronte régulièrement des températures négatives dans sa région d’origine. En dessous de – 8°C/10°C toutefois, il n’a pas été testé et il vous faudra le découvrir (et nous en faire part bien sûr). Il supporte un peu de calcaire, mais plus en profondeur qu’en surface.

Un air de bush avec le mallee à huile

Couvent Sainte Hyacinthe, Yalgoo, avec Eucalyptus kochii subsp. borealis

Couvent Sainte Hyacinthe, à Yalgoo en Australie (300 habitants, et encore), avec Eucalyptus kochii subsp. borealis, visible en arrière-plan.

Avec Eucalyptus kochii subsp. borealis, vous êtes dans le maquis australien, pas encore la fournaise de l’intérieur, mais déjà le sud-ouest aride, poussiéreux et paumé. [Le Canard enchaîné résumerait : « par Perth et profits ».] C’est un four en été, une glacière en hiver. Eucalyptus kochii subsp. borealis est endémique de là, la province d’Eremaean. Des moutons, de la crasse et des buissons.

Pour finir enfin sur ce curieux petit arbre, il faut savoir que ce n’est pas un obscur buisson inconnu en Australie. Il est en effet cultivé de manière extensive dans les plantations pour la production d’huile essentielle d’Eucalyptus, d’où son nom de mallee à huile : pas de l’huile de table, mais aromatique.

L’arbre qui s’arrose tout seul (la minute botanique offerte par Palmiers & Compagnie)

A-t-on jamais vu un arbre s’arroser dans a nature ? La réponse va vous peut-être surprendre car c’est oui, et c’est Eucalyptus kochii subsp. borealis. Cet arbre, qui n’est sans doute pas le seul à procéder de la sorte, possède un mécanisme qui lui permet d’aller chercher l’humidité en profondeur pour la remonter non pas jusqu’aux feuilles, mais aux petites racines superficielles. Ce mécanisme s’appelle la redistribution hydraulique. C’est la nuit, lorsque la demande d’évaporation des feuilles est à son minimum, que le mallee à huile remonte l’eau des racines profondes vers les racines superficielles. Par cet effet de pompe interne, il couvre un peu plus d’un quart de ses dépenses liées à l’évaporation (le reste étant pris dans l’eau de la terre plus en surface tant que la plante peut évaporer). Ce mécanisme a été décrit chez quelques plantes de désert.