Comme tous les dasylirions, celui-ci ne fait pas de caprice : Dasylirion cedrosanum pousse en rosette de plusieurs dizaines de feuilles, étroites et droites, bordées de petits piquants pas bien méchants. Avec le temps (plusieurs dizaines d’années), elle forme un petit tronc, qui ne dépasse souvent pas plus de 30 cm de haut. Dans les endroits où le feu intervient à intervalles réguliers, le tronc se forme plus vite : à vous de voir ! La plante fleurit en un mât de 3 m (au bout de 10 ans), qui persiste. La rosette ne meurt pas après la floraison, comme chez tous les Dasylirion. L’épi est assez décoratif, d’un rouge foncé, lorsque les fleurs, minuscules, sont épanouies.
Rusticité de Dasylirion cedrosanum
Cette plante a forcément de belles aptitudes pour pousser un peu partout, vu sa répartition si étendue (voir plus loin). Elle pousse en particulier entre 850 et 2 550 mètres d’altitude. Dasylirion cedrosanum affronte des nuits vraiment glaciales mais les pieds au sec. C’est donc, comme nous le répétons tel un perroquet de pépinière, la clé de la survie de la plante : un sol bien drainé. Quitte à cultiver cette plante sur une butte ou même un talus aussi étanche qu’un panier.
En région froide, on pourra le tenter plaqué contre un mur, sous le débord du toit : la pluie ne l’atteindra pratiquement jamais. Les dasylirions ne font rien craindre aux fondations.
Banal là bas, Dasylirion cedrosanum
Alors que ce sotol est le plus abondant de tous au Mexique, c’est sans doute l’un des moins cultivés en Europe, où le genre Dasylirion gagne en popularité. Dasylirion cedrosanum n’est pas juste une énième plante du désert mexicain, elle en est pour ainsi dire la signature, plus particulièrement de la brousse (chaparral) de l’État de Coahuila mais aussi celui de Chihuaha, de Zacatecas et de Durango. Une distribution très étendue à travers le Mexique, et pourtant cette plante reste très peu cultivée chez nous. Palmiers et compagnie se propose donc d’œuvrer à réparer cette injustice.
Dasylirion cedrosanum, le dasylirion des cèdres ?
Cedrosanum fait penser aux cèdres… sauf qu’il n’y en a pas au Mexique. Le nom de la plante vient d’une petite ville, Cedros, où Dasylirion a été pour la première fois collecté en 1908. C’est à quelques kilomètres de Concepcion del Oro, d’où vient Agave oroensis.






