Aloe reitzii est une plante succulente, ou plante grasse, qui pousse en rosette. Il a une petite résistance au froid qui le rend intéressant.
Aloe reitzii, gros et piquant mais pas méchant
Cet aloe se repère à ses feuilles ayant un peu la forme d’une épée ou d’un sabre. De couleur bleu-gris, elles sont arquées vers le haut et terminée par une petite épine. Le reste de la feuille possède des dents, un peu piquantes (mais bien moins que d’autres Aloe) et un peu plus resserrées lorsqu’on s’approche de l’extrémité de la feuille (l’apex, pour les botanistes). La face supérieure des feuilles est plutôt lisse, mais pas plate puisque les feuilles forment une sorte de gouttière, assez typique de cet aloe. C’est une plante qui peut prendre de belles dimensions avec ses feuilles qui peuvent atteindre jusqu’à 60 cm de long et plus de 10 cm de large à leur base. Au final, la rosette d’Aloe reitzii atteint 1 m de large, mais dans de bonnes conditions. Les rosettes restent au ras du sol. Toutefois, chez les vieux sujets, une courte tige, peu visible, peut se développer.
Des tisons rouges pour cet aloe
Lorsque la plante atteint une dimension suffisante (60 cm de large, au moins), elle peut fleurir. C’est en général en cours d’été que la hampe se forme. Plus la plante est âgée et forte et plus l’inflorescence sera fournie et ramifiée. C’est une tige se développant jusqu’à 1,20 m, droite mais qui se ramifie en plusieurs branches, souvent aux alentours de 5. L’axe est entièrement recouvert par les fleurs, écarlates. Ce sont donc des manchons de fleurs longs de 50 cm qu’offre Aloe reitzii au moment de la floraison, le tout évidemment destiné aux colibris. Déjà que la plante est jolie mais en fleur, c’est un spectacle !
Résistance au froid d’Aloe reitzii
On ne va pas vous promettre une rusticité délirante pour cet aloe mais il est prometteur. Il faut déjà savoir qu’il vient des prairies sud-africaines, plus exactement du Limpopo et du Mpumalanga. Ce sont des endroits où il peut geler en hiver. De plus, nos sujets sont issus de graines obtenues en France (en pleine terre, dans le sud) ce qui ne gâte rien. Tout cela pour dire qu’une résistance au froid de -6°C environ est raisonnable. Le problème, avec cet aloe comme d’autres, est la présence ou pas d’humidité au cœur de la rosette au moment du coup de froid. Ses feuilles étant en gouttière, elles ont tendance à garder un fond d’eau en hiver. Nous avons pu observer la question et c’est un point crucial. Il ne faut pas hésiter à planter la rosette un peu de biais. Même si elle se redresse au fil des années, elle est moins exposée à ce problème hivernal.
Cet aloe voit son territoire rétrécir dans la nature. Surpaturâge, construction de golfs, enrésinement et autres plaies du monde moderne constituent autant de menaces.
Pour les botanistes, la variété proposée ici est la var. reitzii, donc à floraison estivale.