Agave oroensis est un agave de taille moyenne, peu commun en culture. Un de ses traits remarquable est son adaptabilité.
Agave oroensis, un agave bien dessiné
Cet agave forme une rosette d’environ une vingtaine de feuilles, donc assez peu fournie par rapport à d’autres agaves. Elles sont en forme de gouttière, érigée à la base puis se rabattant doucement vers l’extérieur, sans retomber. Il y a comme un air d’Agave salmiana, en modèle réduit.
Trait assez peu commun chez les agaves, la couleur est assez variable selon les conséquences : plutôt pâle au sec et en plein soleil, plutôt vert foncé en sol régulièrement arrosé en été. Sa croissance est vraiment très lente. Elle rejette un peu, plutôt avec réticence, voire pas du tout. L’inflorescence est un épi de 5 m garni de fleurs en long tube jaune. Ça, c’est un spectacle que vous n’êtes sans doute pas près de contempler vu la lenteur de cette espèce.
Agave oroensis, un agave au look… d’agave
Avec le temps, cette espèce forme une rosette assez bien rangée, pas trop grosse. Comptez tout de même 1 m de diamètre (donc 1 mètre de haut). Bon, ben, c’est un agave, quoi. Si vous aimez le baratin régurgité par l’intelligence artificielle (on ne jette pas la pierre à nos confrères mal inspirés, mais bon…), on pourrait dire que « Agave oroensis déploie sa présence avec une élégance à la fois décontractée et intentionnelle, brouillant la frontière entre authenticité sauvage et minimalisme soigné. » C’est bien, Bébert, ça meuble et ça claque, c’est juste que ça veut rien dire et qu’on voit que c’est pas toi qui a pondu ce truc vu que d’ordinaire, tu ne sais même pas mettre une majuscule en début de phrase. Oups, excusez-nous, on s’égare. Revenons à notre agave. Parce qu’on veut vous la vendre bien sûr, et que vous la mettiez chez vous. Pour qu’elle s‘y plaise et s’y développe.
L’hiver humide ? Pas de problème pour Agave oroensis
Dans son aire d’origine, Agave oroensis pousse sur des pentes humides en hiver mais aussi en été, ponctuellement bien sûr. C’est inattendu à première vue, moins à y regarder de plus près car la plante habite une région un peu étrange comme on va le voir. Les hivers y sont mouillés et la plante ne craint pas une certaine moiteur du sol. Attention, moiteur ne veut pas dire les pieds dans l’eau : cette espèce pousse dans des milieux très filtrants, qui peuvent voir passer pas mal de pluies. Ce n’est pas la même chose qu’un terrain plat en Bretagne…
Côté températures, la plante supporte facilement – 8 °C et même moins.
A la recherche de l’or avec Agave oroensis
Mais oui, il y a un lien entre cette matière tant aimée de Donald Trump et le nom de la plante. Car Agave oroensis tire son nom de Concepcion del Oro, ville mexicaine au bord du désert de Zacatecas. Et là, on y a cherché (et trouvé) de l’or depuis longtemps.
« C’est très bien tout ça, merci chatwikipedia, mais qu’est-ce que cela peut nous faire quand on s’intéresse juste aux agaves ? » Hé bien voilà : Concepcion del Oro a beau se trouver aux portes du désert, elle est plus près de la neige. Malgré une réputation aride, cette ville est perchée à un peu plus de 2 000 mètres. Ici, les hivers peuvent être vraiment froids, avec même de la neige. Il y a d’ailleurs des sites pour prédire la probabilité de chute de neige dans le coin (et des programmeurs qui ont des idées originales). On est loin de l’image des plaines arides et rôties. D’un point de vue botanique, on observe deux zones biogéographiques très différentes entrer en contact, avec une richesse biologique parmi les plus élevées au monde. Quelque part, Agave oroensis emporte un peu de ces deux mondes, le sec et l’humide, dans son comportement en culture et c’est une plante qui devrait donner de bons résultats. Notons enfin que pour certaines auteurs, Agave oroensis a une origine cultivée (et même hybride).





