Agave gracielae est un petit agave encore mal connu en culture mais qui va gagner en notoriété car ses débuts sont très prometteurs.
Agave gracielae, l’agave gracieux
Agave gracielae nous vient de pentes mexicaines du Queretaro et forme une rosette de petites feuilles. Jusque là, nous sommes d’accord, ce n’est pas original. Notons que son milieu d’origine est calcaire, caractère finalement assez rare chez les agaves, dont certaines espèces sont même presque calcifuges (comme Agave attenuata, qui meurt rien qu’à prononcer le mot « gelée »). Cela donne déjà un premier trait de caractère à Agave gracielae. Ensuite – et surtout- son look de boule de feuilles étroites, vert vif, qui fait penser à Agace striata mais en plus petit. Un peu comme un oursin végétal, en somme. Les deux plantes sont assez proches, Agave gracielae formant des rejets (lentement) et formant une petite colonie.
L’inflorescence, lorsque la rosette a atteint la maturité, est assez semblable : un mât d’environ 2 m, hérissé de petites fleurs en tube verts d’où ressortent les étamines pourpres comme des moustaches de chat. Sauf que Minou ne risque pas de grimper dessus, vu la finesse de la tige florale : à peine 5 cm de diamètre.
En pot, Agave gracielae donne d’excellents résultats, avec une boule qui dépasse assez largement le pot, donc très graphique. Il lui faut le plein soleil, même derrière une vitre d’un appartement qui rôtit en été.
Rusticité d’Agave gracielae
Nous arrivons à la matière intéressante. Agave gracielae a montré une bonne résistance à – 7 °C et peut sans doute supporter beaucoup moins. Elle pousse jusqu’à 2400 m d’altitude dans son aire d’origine. Mais mais mais sur des roches affleurantes, avec presque pas de sol. Donc ultra super drainé.
Dans son assiette avec Agave gracielae
Agave gracielae a été décrit relativement récemment (2013) dédiée à Graciela Calderon, grande botaniste mexicaine. Cette espèce a longtemps été confondue avec Agave dasylirioides, une espèce pas résistante au froid.
Dans son aire d’origine, Agave gracielae est appelée « chaguillo », approximativement « petite laitue », sachant si la plante est petite, nous avons une autre conception de laitue. Ce surnom étrange vient de l’usage culinaire de ses boutons floraux, consommés localement en légume.





